Presse & Biographie
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BULLER sculpte l’air
En peignant la mer, BULLER évoque l’infini de l’univers
BULLER se saisit d’un espace fait de ciel et de mer et, carrément, il le transporte sur sa toile. D’où cette impression dominante de naviguer avec lui dans l’infini. Les bancs de sable émergent des profondeurs du bleu comme les nageoires de quelque squale géant, les barques échouées vibrent sous des lueurs orageuses et des fenêtres s’ouvrent sur des nuées, bouillonnantes comme des souvenirs rêvés.
BULLER épure les paysages, il les ramène à leur luminosité essentielle et à leurs lignes les plus exactes. Et, grâce à une pâte colorée de son invention, il pose au couteau des touches qui soulèvent et accrochent la lumière que l’on voit alors jaillir autant des traits fulgurants qui entaillent la toile qu de ces mouvement qui la gonflent en fines sources de vie cristallisées.
Le grand bleu
Mais ce voyage dans l’espace s’appuie aussi sur quelques lignes qui, tout en structurant la toile, agrandissent encore la profondeur du regard. Des natures souples crèvent des ciels verticaux, des reflets symétriques relient le ciel à l’océan et la dune vibre sous la chaleur de l’or, comme un large fil ou se bloquent les éclairs des vagues.
On dirait qu’on y voit que du bleu, dans ce périple de BULLER. Mais quel bleu, subtil, profond, irisé et brusquement tranché par des foudres, transparentes comme la pluie. Les nuages montent, bougent, éclatent en flammes orangées. Ce n’est plus l’espace que BULLER accroche à sa toile, c’est l’unvers tout entier qu’il évoque, en l’accrochant à quelque ligne d’horizon au-delà de laquelle les distances deviennent des abstarctions.
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