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Aimez-vous BULLER ?
Ce sont des scènes ou des paysages muets et pourtant criants de vérité, une vérité exprimée par l’artiste, sa propre solitude.
Tony BULLER, un peintre atypique.
Ses origines ? Il se dit « batard de partout… »
De la Normandie où, enfant il assistait au débarquement, il se souvient « d’un grand feu d’artifice… ».
Trente ans plus tard, le ciel sera la palette de ce pyrotechnicien au feu intérieur puissant.
Les couleurs changeantes des ciels en bord de mer, dans la Manche ou ailleurs, l’imprégneont plus qu’elles ne l’inspireront.
Ce baroudeur au physique de marin (qu’il a été d’ailleurs) a fait tous les métiers, passionné qu’il était par les techniques et l’art qu’il a commencé à collectionner de bonne heure.
Brusquement, une envie de peindre irrésistible s’empare de lui. « Je n’avais jamais peint, j’ai gardé les premières épreuves, ça fait drôle… ». Mais l’autodidacte a de la volonté et progresse de manière fulgurante.
« Je ne crois pas au génie de la peinture, ça n’existe pas. La peinture est d’abord un moyen de s’exprimer avec son être intérieur. Ca se comprends ou pas… »
Une galerie suisse l’expose rapidement, ses tableaux se vendent bien, il perfectionne sa technique, invente même une formule, une recette inédite de peinture, celle-la même qui donne du relief à ses toiles et qui résiste au temps ! « Je l’ai trouvé par hasard, elle est basée sur des produits naturels… »
Tony BULLER flirte avec le succès dans divers pays d’Europe. Oh ! Ce n’est pas quelqu’un de très régulier dans son travail. « Parfois je passe des heures à la mer ou ailleurs sans rien peindre, juste pour intégrer ce que je vois et ce que je ressens ».
Le résultat, parfois des années plus tard : des natures mortes à vous couper le souffle, des scènes urbaines,des paysages marins campés avec une rigueur saisissante, des ciels torturés, comme leur auteur reconnaît qu’il l’est lui-même, en pointant son index vers sa tempe. « On est tous un peu Lacan là-dedans ! »
Parfois l’artiste rêve de partir vers d’autres cieux. Il nous a parlé des steppes mongoliennes, ces plaines ondoyantes où homme et chevaux vivent dans l’immensité de leur solitude.
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