Tony Buller - Artiste Peintre
Presse & Biographie
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« La peinture, ça ne s’apprend pas »

Un gigantesque ciel bleu kodachrome, une mer aux reflets argentés, l’affiche de l’exposition BULLER fait penser à Nicolas de Staël. En plus sereine. Un peu de Turner, quelques arabesques à la Mathieu, une admiration avouée pour Paul Klee, Soulages, Hartung ou Wols, Tony Buller est un autodidacte total qui a longtemps hanté les musées avant de prendre un pinceau.

C’est en 1974 qu’il commence à peindre. Succès immédiat : un marchand lui propose une exposition à Zurich, depuis il n’a plus cessé, et il en vit, lui qui n’a jamais pris un cours : « je n’aime pas beaucoup le dessin, car c’est une fermeture, la peinture est synonyme de liberté, il n’y a pas besoin d’apprendre à assembler les couleurs, l’œil du peintre voit si ça va ».

Et ça va plutôt bien. Il se joue de l’espace, de l’infini, des creux, des mers aux reflets changeants. A mi chemin entre l’impressionnisme et la peinture abstraite, il se veut encore en pleine évolution. « Je vais vers l’abstraction, j’en suis persuadé : je préfère les taches des couleur, qui peuvent représenter tout l’univers ».

Est-ce parce que ses toiles ont déjà un petit air de déjà vu, est-ce parce qu’il se refuse à entrer dans le jeu des marchands et à vendre trop cher : « Même un ouvrier doit pouvoir s’offrir de la peinture », toujours est-il qu’auprès plus de vingt expositions et en une douzaine d’année, ses œuvres s’enlèvent comme des petits pains. Pour lui, c’est une simple question de travail. « Je suis acharné à ce que je fais. Je veux que ma peinture soit connue, mais j’admets qu’elle ne plaise pas ».